Retour prévu le 23 mai à 6.40 …..

Archives mensuelles : avril 2013

Le parc du kakadu

Nous partons pour 3 jours dans le plus grand parc national australien, terre ancestrale des aborigènes : le Kakadu. Ce peuple vit depuis plus de 50 000 ans sur ces terres et leurs histoires et légendes sont gravées sur des pierres et rochers du parc.

Kakadu…Paradis pour les oiseaux, les reptiles, les grenouilles, les insectes …

Terre de prédilection de nos Amis les crocos .Nous avons le choix entre le freshwater ou son cousin le saltwater (beaucoup plus agressif).A choisir…ni l’un, ni l’autre !

Sur la route vers Jabiru, nous nous arrêtons au Bowali Visitor Center  afin d’acheter nos pass pour le parc (25 dollars par adulte valable 14 jours) et pour prendre le maximum d’information sur les visites possibles à cette période de l’année. Nous sommes au tout début de la saison sèche et certaines routes ne sont pas encore ouvertes. Nous en profitons aussi pour visionner des documentaires sur le parc et pour faire le tour des expositions.

Notre campement se trouve à Jabiru qui est une bonne base de départ pour les excursions .Nous avons pris un bush bungalow et l’expérience est inédite. Nous dormons sous une grosse toile avec un plancher surélevé (pour les bêbêtes qui grouillent de partout !) et  des parois non opaques du style moustiquaire. On se croirait en safari ! La nuit tombée, la nature s’éveille et nos amis les bêbêtes font leur promenade nocturne. Nous observons  les margouyas qui se promènent sur la toile au-dessus de nos têtes…Bonne nuit les petits !

Ici pas besoin de réveil, la nature est là pour vous dire qu’il est l’heure de se lever.

Sur conseils du ranger, nous commençons par le site d’Ubirr nous permettant d’approcher la civilisation aborigène vieille de 50 000 ans. Les peintures rupestres nous renseignent sur leurs modes de vie et leur alimentation, leurs légendes et leur conception de la vie en groupe .Les filles sont passionnées et les dessins leur parlent beaucoup plus que n’importe quel écrit. Maëlla est littéralement subjuguée par leurs légendes et Lily reste contemplative devant les fresques.

 

La promenade est loin d’être ennuyeuse car il faut grimper, escalader, prendre des sentiers, marcher sur des petits ponts…De quoi les faire avancer malgré les 35°.En haut, une vue magnifique s’offre à nous.

 Le soleil nous casse un peu les jambes et nous prenons le chemin du retour. Les journées se terminent tôt et nous mangeons vers 17.30/18h car après, la nuit tombe et les moustiques nous attaquent (quoi qu’ils sont là quasiment tout le temps).La nature s’éveille et tout commence à grouiller autour de notre campement.

20h, tout le monde dort car demain nous nous levons à 4h pour aller voir le lever du soleil sur la Yellow river .Petite balade en bateau pour découvrir le kakadu sous un angle nouveau…Là où les oiseaux prennent leur envol  et où les crocodiles règnent en roi.

4h du mat, nous sommes sur le pied de guerre car le programme de la journée est chargé.

Nous prenons la route prudemment car il n’est pas conseillé de rouler la nuit car de nombreux animaux (kangourous, cochons sauvages, rapaces, dingos…) traversent les routes provoquant de nombreux accidents. Les animaux sont hypnotisés par les phares des voitures  et ne bougent pas à l’approche des véhicules. Et se prendre un kangourou  avec sa petite voiture de tourisme n’est nullement recommandé (ni pour le kangourou d’ailleurs !).

 

 

Nous embarquons donc aux aurores sur notre petit bateau à fond plat et nous voici partis pour découvrir the Yellow River Billabong.Le spectacle avec le lever du soleil est magnifique et nous découvrons toute la faune locale : hérons argentés, les jesus birds, les aigrettes blanches, les lilytrotters…

Mais les filles n’ont d’ yeux que pour les stars locales : les salt water crocodile et les fresh water crocodile. Elles se passionnent pour ces 2 cousins et deviennent incollables sur ces dangereux spécimens. Les accidents (mortels parfois) ne sont pas rares ici malgré tous les panneaux avertissant de la probable présence des crocos.

 

Après deux heures de navigation sur la Yellow river et un passage par le centre culturel aborigène  « Warradjan », nous attaquons une petite randonnée dans le bush australien afin d’atteindre un point de vue donnant sur la vallée et les escarpements du plateau d’Arnhem. Le parcours n’est pas long mais la marche s’avère plus difficile que prévue car les températures avoisinent les 38° et la montée est abrupte. Pas de chemin pavé ou de terre, seulement un sentier dans le bush où il faut se frayer un passage parmi les hautes herbes et les rochers. Les filles sont, comme toujours, épatantes.

La promenade nous a bien fatigués mais nous souhaitons visiter le site de Nourlangie Rock où se trouvent des peintures rupestres et de superbes points de vue.

Les paysages sont toujours aussi splendides et c’est avec la tête pleine de jolies images et de jolies histoires que nous rentrons chez nous (après un petit tour par la piscine olympique de Jabiru !).

Notre séjour s’achève. Nous rentrons sur Darwin pour décoller mardi vers l’Indonésie.

 

« I feel with my body. Feeling all these trees, all this country. When this blow you can feel it. Same for country… you feel it, you can look, but feeling… that make you. »

Big Bill Neidjie, Gagudju Elder, Kakadu.

 

 

« If you respect the land,
then you will feel the land.
Your experience will be one that you
cannot get anywhere else in the world. »

Brian Baruwei – Wurrkbarbar clan.Aboriginal traditional owner.

 

Le Top End…le territoire du nord

 

 Darwin

Darwin, l’orientale…Darwin, la survivante…

A l’origine, Darwin  était un avant-poste militaire qui était censé empêcher les Hollandais et les Français de coloniser cette partie du pays.

Lors de la deuxième guerre mondiale, elle servit de base pour les australiens et les américains et elle fut bombardée plus d’une soixantaine de fois par l’armée japonaise. Miraculée…

Mais, en 1974, la nuit de Noël ,le cyclone Tracy détruisit la ville, la rayant de la carte. Il fallut trois ans pour rebâtir la ville.

En bordure de la mer du Timor, Darwin est une porte ouverte sur l’Asie. Elle est d’ailleurs plus proches des îles indonésiennes que des grandes villes australiennes du Sud du pays. Cette ville de 130000 habitants est bien différente des autres grandes villes australiennes :Sa situation géographique aux portes de l’Asie, sa population composée de plus d’une cinquantaine d’ethnies, son billet d’entrée aux parcs nationaux du Top End et à la culture aborigène lui donnent une image de baroudeuse et d’insoumise. 

 

 

Nous avons donc quitté le Brisbane mercredi matin sous un soleil radieux et avec des températures frôlant les 25/26 °…pour atterrir 3h30 plus tard à Darwin sous un soleil de plomb avec près de 35/36° !

Les dix degrés de différences sont un peu pénibles à supporter .Mais nous avons lu que tous les jeudis pendant la saison sèche avait lieu le marché de Mindil beach de 17h à 22h et comme nous sommes le premier jeudi de la saison dîte sèche ,pas question de manquer ce rendez vous ! Sitôt sortis de l’avion,nous nous précipitons pour aller récupérer notre voiture de  location,puis petit passage dans notre backpakers pour attraper les clés de la chambre…Pas le temps de décharger,nous fonçons vers l’endroit indiqué sur ma liseuse.Sur le chemin,nous dépassons un grand nombre de personnes avec leurs chaises pliantes sous le bras et qui ,apparemment se dirigent tous vers le même endroit .Ce soir Mindil Beach is « the place to be ! »(l’endroit à ne pas manquer).

Au fur et à mesure que nous nous approchons du marché,le son des didgeridoos se fait entendre et l’excitation commence à nous gagner.L’endroit est bondé et un nombre incalculable d’échoppes(restauration et artisanat) se présentent à nous .Des roulottes brinquebalantes, accoudées les unes aux autre, proposent des mets si différents que l’on ne peut s’empêcher de sourire :Thaï,Japonais,Fish and Chips,Chinois,Italian,Mexicain,Crêpes,Crocodiles,Huîtres (on a hésité mais vu la température ,on a préféré s’abstenir)…Tout le monde y trouve son compte.La moiteur de l’air,le soleil couchant et le son du didgeridoo  nous plongent dans une ambiance très particulière…Les aborigènes commencent à danser et semblent entrer dans une transe venue d’une autre époque.Le soleil a presque disparu quand nous voyons des petits groupes de personnes se diriger vers la plage le long de laquelle est installée le marché. Eh beh nous aussi on veut voir ce qui se passe là-bas !!La plage se trouve derrière une dune de sable et lorsque nous arrivons en haut de celle-ci , un spectacle féérique s’offre à nous. La plage est recouverte de petits humains venus admirer ce que La planète a de plus beau à nous offrir : un magnifique coucher de soleil dont les couleurs sont si improbables que l’on pourrait croire qu’une peinture a été installée en toile de fond.

Nous quittons Mindil Beach le sourire aux lèvres.

En remontant vers la Sunshine Coast…

 

 

Après Byron Bay,nous  sommes remontés vers Brisbane en longeant la Gold Coast.La côte au sud de Brisbane est en pleine explosion démographique et le béton grignote de plus en plus les magnifiques plages de sable blanc. C’est un mélange de Miami avec palmiers et marinas privées  et de Las Vegas avec les buildings illuminés aux formes improbables et les casinos.Nous n’avons fait qu’une pause d’une nuit à Surfer Paradise car nous préférons remonter au nord de Brisbane pour faire ,cette fois-ci, la Sunshine  Coast qui reste encore un peu sauvage car moins pris d’assaut (pour le moment)par les investisseurs immobiliers.

A l’origine,nous avions prévu de remonter jusqu’au début de la grande barrière de corail mais nous avons été happés par la beauté et la tranquilité des lieux de Noosa Heads, Rainbow Beach et Tin can Bay et nous avons finalement décidé de prendre notre temps et de profiter de ces lieux enchanteurs .De plus, notre tour de la Calédonie nous a mis un peu sur les rotules car changer de lieux tous les jours en transportant  80kg n’est pas de tout repos !

Notre campement à Rainbow Beach (très bon camping à 50 m de la plage et de toutes commodités) permet aux filles d’utiliser à nouveau leur planche de surf et de socialiser avec plein de petits australiens. Le campsite est propice aux rencontres et nous aurons l’occasion de faire la connaissance de Queenslanders en vacances. La gentillesse des Australiens n’est pas une légende et nous sommes toujours aussi surpris de leur facilité à lancer une conversation. Les relations humaines sont faciles, sans à priori et tout se fait dans la bonne humeur. La « No  Worries Mate »attitude !

Tout cela respire le bonheur et il n’en faudrait pas beaucoup plus pour que l’on s’installe dans le coin.Le soleil brille dès 7h du matin et les températures ne cessent de grimper pour atteindre les 25 à 30 ° C en milieu de journée. Et dire que nous sommes en automne !Nous avons pris le rythme des australiens à savoir se lever tôt  pour profiter de la journée car le soleil se couche vers 18h.Tout le monde se retrouve autour des barbecues mis à disposition dans les parcs ou sur les aires de repos(typiquement australiens)vers 18h30 afin de partager un bon moment entre amis .

Deux seules ombres au tableau (eh si …).Tout d’abord, notre appareil photo nous a lâché pour la deuxième fois, et ceci malgré l’achat d’un nouvel objectif en Nouvelle Zélande. Nous sommes donc contraints de prendre les photos avec nos téléphones portables, à un mois du retour, nous hésitons à investir (de plus notre appareil  est toujours sous garantie).

Mais ce n’est pas tout…A l’approche de notre retour,mon I Phone a fait une grosse dépression et dans un profond  moment de désespoir,il a littéralement sauté de notre campervan pour finalement s’écraser sur une plaque de béton…C’est une fin tragique pour mon ami de longue date ! Adieu, tu nous manqueras …

Mais sans appareil photo et sans I Phone, pas facile de ramener de belles images !

On essaiera de faire avec……

 

 Nous parvenons à quitter Rainbow beach et ses plages merveilleuses (même si ce fut un réel déchirement)pour partir …35 km plus au nord ,à Tin Can Bay afin d’aller à la rencontre d’un animal, manquant au tableau, que les filles nous réclament depuis le début du voyage : les dauphins !

Plusieurs australiens (incontestablement sobres) nous ont rapportés que nous pourrions en rencontrer, et des sauvages SVP, proche d’une marina à Tin Can Bay, où depuis 30ans, une bande de ces cétacés suivent le meme rituel: à l’aube, généralement entre 7H et 7H30, dans un lieu précis, nommé Norman point, ils viennent saluer les badauds présents,  …….enfin, normalement……ils viennent !

 

Levés aux aurores,nous voici en route pour ce qui doit être une rencontre mémorable.Tous les 4 en état d’alerte,nous guettons ces mammifères adorés par petits et grands…Puis soudain,nous apercevons un aileron s’approchant du rivage.Explosion de joie des filles qui ne tiennent plus en place !Puis nous en voyons un deuxième arriver,puis un troisième…un quatrième…et un cinquième qui s’avère être le petit dernier de la tribu et qui ne s’éloigne jamais de sa maman.Les filles sont aux anges et c’est avec beaucoup d’émotion qu’elles nourrissent ces êtres fabuleux !Une fois rassasiés,tout le petit groupe prend le large et c’est avec la tête dans les nuages que nous reprenons notre route vers Noosa Heads ,station hautement recommandée par nos amis Aussies.

 

 

 

 

L’endroit, très charmant,nous permet de faire un peu de lèche vitrine et de baver devant les villas avec marina privée. Les filles profitent une dernière fois des plages australiennes à Noosa Beach …Bref,l’endroit vaut le détour.

 

Avant de rendre le campervan,nous avons décidé de faire une petite surprise aux filles en les emmenant à Lone Pine Koala Sanctuary qui est l’endroit rêvé pour caresser et nourrir les kangourous mais surtout pour prendre un koala dans ses bras. Notre Lily,que nous appelons tendrement « petit koala »vu qu’elle dort quasiment autant que cette adorable petite boule de poils, va enfin pouvoir réaliser un de ses rêves…Faire un câlin à un koala !

 

Eh bien voilà, c’est chose faite…Les filles sont super contentes, mission accomplie !

Il est temps de dire au revoir à notre campervan car demain nous prenons l’avion pour le Nord de l’Australie, direction Darwin et le parc national de Kakadu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Byron Bay

 

 

 

Le vol retour vers l’Australie est le genre de vol qu’on préfère oublier. Des turbulences et encore des turbulences…Franck et Maëlla, impassibles, sont scotchés sur leur écran individuel, Lilwenn éclate de rire à chaque trou d’air et en réclame davantage, et moi  je fais dix fois le tour de mon chapelet !

La prochaine fois qu’on nous attribue la dernière rangée dans l’avion, je demande à changer !

Mais à part ça, nous sommes ravis de revoir le continent australien. Après une petite nuit sur Brisbane, nous allons chercher notre campervan qui est une expérience inédite pour nous. Nous avons connu les « monstres »nord-américains, mais qu’en est-il de l’Australie ?

Première constatation, les géants américains n’existent pas ici. Le plus grand camping car australien correspond à un medium aux Etats Unis. Deuxième point : les prix sont beaucoup plus chers ici. Nous optons pour un campervan (petite fourgonnette).On se rapproche un peu plus du camping mais avec un abri en dur …

 

 

 

 

Allez hop,en route vers la Mecque du surf…J’ai nommé Byron Bay ! Nous y allons pour la journée…Trois jours plus tard nous y sommes toujours ! La plage, le surf,le côté hippy, le surf toujours et encore, l’ambiance baba cool…Dur de quitter l’endroit tellement on s’y sent bien. On y retrouve la jeunesse dorée australienne et une atmosphere très décontractée.

 

Ici on circule pieds nus ou en tongs,soit avec sa planche de surf ou soit avec sa guitare sous le bras…Des pseudos concerts sont organisés en bord de plage ou dans un jardin public…On improvise des grillades…Bière à la main,chacun s’installe sur le capot de sa fourgonette(qui sert aussi de chambre,cuisine…)face à la mer pour admirer les surfeurs et le coucher de soleil…Si ce n’est pas le paradis,ça y ressemble !

Mais comme nous voulons remonter vers le nord pour visiter l’état du Queensland, c’est avec regret que nous disons au revoir à cette petite ville mythique.

Wafa et Stanley en Nouvelle Calédonie

 

La météo n’ayant pas été très clémente, nos deux amis n’ont pas beaucoup mis le nez dehors !

Petite sortie au parc de la rivière bleue pour aller voir les cagous ..

 

Bilan Nouvelle Calédonie

 

 

La Nouvelle Calédonie fut probablement la destination où nous avons eu la plus mauvaise météo. Mais quand on dit « mauvaise », il faut relativiser. On parle d’ondées avec des températures avoisinant les 25 °C…Ce qui peut en faire rêver plus d’un en France ! Mais il est vrai que cela nous a un peu freiné dans la découverte du pays car de simples ondées peuvent devenir problématiques là-bas.

Nous avons été très surpris par le côté encore très sauvage de l’île (mis à part Nouméa qui est une ville aux allures européennes) et par ses kilomètres carrés de terre inhabitée. Ici ,pas de tourisme de masse ! L’île est peu, voir pas du tout, tournée vers le tourisme car toute l’économie est centrée sur l’exploitation de nickel, principale ressource de ce Pays d’Outre Mer.

 La Nouvelle calédonie , dont la monnaie est le franc pacifique (1 € =120 francs pac.),est aussi un melting pot où vivent côte à côte mélanésiens(kanak),calédoniens(caldoches),métros(zoreilles),polynésiens,asiatiques.On se sent parfois étrangers ,même avec un passeport français ! C’est un des endroits qui nous a le plus surpris, par son mode de vie et ses us et coutumes. Nous avions en arrivant ici l’ image d’une île, touristique, aux plages paradisiaques, nous avons également  découvert une île toute en contraste. Il y a Nouméa, et il y a le reste de l’île, avec son Histoire récente, encore douloureuse, et des habitants apprenant, bon gré mal gré à vivre  les uns avec les autres.

 Une terre française perdue au bout du monde, un lien particulier avec les Etats-unis qui leur ont apporté infrastructures et mode de vie lors de la seconde guerre mondiale et qui aujourd’hui a adopté l’australian way of life … Une vraie surprise !

Maella et Lilwenn en Nouvelle Calédonie

 

Maella :

« Ce qui a été génial en Nouvelle Calédonie,c’est qu’on a pû utiliser le masque et le tuba pour aller observer les poissons multicolores.Il y en a beaucoup plus qu’en Martinique.

Sur l’île verte,on a pu s’amuser avec nos amis et on a pû voir des tricots rayés (un mort et des vivants).

Ce qui est bien en Nouvelle Calédonie,c’est qu’on parle français!C’est pratique pour jouer avec les copains !

Par contre,je n’aime pas les requins et il y en a ici(mais on n’en a pas vu).

Et puis on a pû regarder des dessins animés en français à Bourail car Stéphanie avait les DVD des mystérieuses cités d’or.

Et puis Lilwenn a vu un docteur car elle a eu de la fièvre et elle avait mal au ventre.On a cru qu’elle avait attrapé la dengue !C’était pas cool ! »

 

Et toi Lilwenn:

« C’était bien d’utiliser le masque et le tuba pour voir les poissons clown.J’ai même vu une étoile de mer !Mais j’ai eu peur quand j’ai vu un crabe mort.

C’était sympa de faire du bateau avec les grosses vagues;

C’était bien de se faire des amis français et de pouvoir voir  un dessin animé  en français.

Moi j’aime bien dormir dans les cases ou les farés.C’est trop mignon..¨Par contre,ce n’était pas marrant quand j’avais mal au ventre . »

 

Nouméa

 

Nos derniers jours sur Nouméa nous permettent de rejoindre à nouveau le sud et d’aller visiter le parc de la rivière bleue où se trouve l’emblème de la Nouvelle Calédonie:Le Cagou.Cet oiseau fait partie du cercle très fermé des oiseaux qui ne volent pas et comme le kiwi, il est aujourd’hui menacé.Maëlla rêve d’en voir un mais malheureusement,nous n’aurons pas cette chance !Dommage !Nous aurons quand même fait une belle balade!

 Nous profitons de quelques rayons de soleil  pour partir sur l’îlot canard qui se trouve face à l’anse vata.Un sentier pédagogique permettant d’observer corail et faune marine est organisé.Encore de magnifiques fonds marins à découvrir !

De retour sur Bourail

 

Nous avons décidé de revenir sur Bourail afin de finir de visiter les alentours tels que la plage de Poé,la baie des tortues…Cette escale nous permet de passer une demi journée sur l’île verte où nous serons seuls au monde (enfin presque puisque nous partons avec une maman et ses deux enfants Noë et Romane).L’île verte est située sur une réserve marine ce qui nous permet d’observer une multitude de magnifiques poissons(poissons perroquets;poissons clowns…) et même des tricots rayés(jolis serpents calédoniens) qui font le va et vient entre la plage et la mer où ils vont pêcher.

 

Ce joli serpent a un venin 10 fois plus puissant qu’un cobra et on le trouve très souvent sur les îlots.Dans la mer,ils chassent les murènes puis viennent se reposer sur le sable ou les rochers.Ils sont assez peureux mais pourtant très curieux et on peut les voir se promener juste devant nos pieds.

Les filles vont avoir la chance d’en voir dans l’eau mais aussi sur le sable !

Cette sortie en mer nous permet de mieux connaitre l’Environnement calédonien grâce à Manu qui est une vraie source d’informations.Ils nous parlent des tortues de mer,de la situation des lagons calédoniens,des conditions climatiques …plein de choses très intéressantes.

Nous allons désormais nous installer sur Nouméa pour nos derniers jours sur le caillou

Hienghène

 

Nous décidons de partir de bonne heure de Poingam pour être certains d’arriver chez Ida avant la tombée de la nuit. Nous sommes très chanceux car la journée s’avère merveilleuse et nous découvrons une toute autre partie de l’île. L’Est de l’île est principalement habité par les tribus kanaks ce qui nous transporte dans un univers qui nous est peu familier, à savoir celui des us et coutumes mélanésiennes.

On nous avait prévenus que la route allant de Pouébo à Hienghène était magnifique mais le mot est bien faible pour décrire la beauté des lieux ! Elle mérite de faire partie des plus belles routes du monde car les paysages y sont splendides: la chaîne montagneuse se dresse face au lagon, des cascades dévalent dans la forêt tropicale, les cases kanak sont parsemées dans des jardins fabuleux…Les gens vous saluent de la main lors de votre passage et on peut découvrir des produits artisanaux mélanésiens (bois, pierre savon) disposés sur des étals au bord de la route.

 

Arrivés à Hienghène, nous prenons une piste devant nous mener à la tribu de Bas Coulna mais Sébastien Loeb n’a pas un très bon co-pilote et nous passerons par quelques tribus avant d’arriver à celle d’Ida. Ida et Abel reçoivent les personnes qui souhaitent séjourner en tribu et leur font découvrir leurs activités comme la pêche à la crevette, le tressage ou des randonnées pédestres …Nous avions hâte de les rencontrer afin de partager leur quotidien mais Ida nous annonce une mauvaise nouvelle à notre arrivée.Un membre de la tribu vient de décéder et nous n’allons pas pouvoir rester les prochains jours.Nous passons tout de même la soirée avec Ida qui nous fait partager son univers et sa famille.