Retour prévu le 23 mai à 6.40 …..

Australie Nord

Le parc du kakadu

Nous partons pour 3 jours dans le plus grand parc national australien, terre ancestrale des aborigènes : le Kakadu. Ce peuple vit depuis plus de 50 000 ans sur ces terres et leurs histoires et légendes sont gravées sur des pierres et rochers du parc.

Kakadu…Paradis pour les oiseaux, les reptiles, les grenouilles, les insectes …

Terre de prédilection de nos Amis les crocos .Nous avons le choix entre le freshwater ou son cousin le saltwater (beaucoup plus agressif).A choisir…ni l’un, ni l’autre !

Sur la route vers Jabiru, nous nous arrêtons au Bowali Visitor Center  afin d’acheter nos pass pour le parc (25 dollars par adulte valable 14 jours) et pour prendre le maximum d’information sur les visites possibles à cette période de l’année. Nous sommes au tout début de la saison sèche et certaines routes ne sont pas encore ouvertes. Nous en profitons aussi pour visionner des documentaires sur le parc et pour faire le tour des expositions.

Notre campement se trouve à Jabiru qui est une bonne base de départ pour les excursions .Nous avons pris un bush bungalow et l’expérience est inédite. Nous dormons sous une grosse toile avec un plancher surélevé (pour les bêbêtes qui grouillent de partout !) et  des parois non opaques du style moustiquaire. On se croirait en safari ! La nuit tombée, la nature s’éveille et nos amis les bêbêtes font leur promenade nocturne. Nous observons  les margouyas qui se promènent sur la toile au-dessus de nos têtes…Bonne nuit les petits !

Ici pas besoin de réveil, la nature est là pour vous dire qu’il est l’heure de se lever.

Sur conseils du ranger, nous commençons par le site d’Ubirr nous permettant d’approcher la civilisation aborigène vieille de 50 000 ans. Les peintures rupestres nous renseignent sur leurs modes de vie et leur alimentation, leurs légendes et leur conception de la vie en groupe .Les filles sont passionnées et les dessins leur parlent beaucoup plus que n’importe quel écrit. Maëlla est littéralement subjuguée par leurs légendes et Lily reste contemplative devant les fresques.

 

La promenade est loin d’être ennuyeuse car il faut grimper, escalader, prendre des sentiers, marcher sur des petits ponts…De quoi les faire avancer malgré les 35°.En haut, une vue magnifique s’offre à nous.

 Le soleil nous casse un peu les jambes et nous prenons le chemin du retour. Les journées se terminent tôt et nous mangeons vers 17.30/18h car après, la nuit tombe et les moustiques nous attaquent (quoi qu’ils sont là quasiment tout le temps).La nature s’éveille et tout commence à grouiller autour de notre campement.

20h, tout le monde dort car demain nous nous levons à 4h pour aller voir le lever du soleil sur la Yellow river .Petite balade en bateau pour découvrir le kakadu sous un angle nouveau…Là où les oiseaux prennent leur envol  et où les crocodiles règnent en roi.

4h du mat, nous sommes sur le pied de guerre car le programme de la journée est chargé.

Nous prenons la route prudemment car il n’est pas conseillé de rouler la nuit car de nombreux animaux (kangourous, cochons sauvages, rapaces, dingos…) traversent les routes provoquant de nombreux accidents. Les animaux sont hypnotisés par les phares des voitures  et ne bougent pas à l’approche des véhicules. Et se prendre un kangourou  avec sa petite voiture de tourisme n’est nullement recommandé (ni pour le kangourou d’ailleurs !).

 

 

Nous embarquons donc aux aurores sur notre petit bateau à fond plat et nous voici partis pour découvrir the Yellow River Billabong.Le spectacle avec le lever du soleil est magnifique et nous découvrons toute la faune locale : hérons argentés, les jesus birds, les aigrettes blanches, les lilytrotters…

Mais les filles n’ont d’ yeux que pour les stars locales : les salt water crocodile et les fresh water crocodile. Elles se passionnent pour ces 2 cousins et deviennent incollables sur ces dangereux spécimens. Les accidents (mortels parfois) ne sont pas rares ici malgré tous les panneaux avertissant de la probable présence des crocos.

 

Après deux heures de navigation sur la Yellow river et un passage par le centre culturel aborigène  « Warradjan », nous attaquons une petite randonnée dans le bush australien afin d’atteindre un point de vue donnant sur la vallée et les escarpements du plateau d’Arnhem. Le parcours n’est pas long mais la marche s’avère plus difficile que prévue car les températures avoisinent les 38° et la montée est abrupte. Pas de chemin pavé ou de terre, seulement un sentier dans le bush où il faut se frayer un passage parmi les hautes herbes et les rochers. Les filles sont, comme toujours, épatantes.

La promenade nous a bien fatigués mais nous souhaitons visiter le site de Nourlangie Rock où se trouvent des peintures rupestres et de superbes points de vue.

Les paysages sont toujours aussi splendides et c’est avec la tête pleine de jolies images et de jolies histoires que nous rentrons chez nous (après un petit tour par la piscine olympique de Jabiru !).

Notre séjour s’achève. Nous rentrons sur Darwin pour décoller mardi vers l’Indonésie.

 

« I feel with my body. Feeling all these trees, all this country. When this blow you can feel it. Same for country… you feel it, you can look, but feeling… that make you. »

Big Bill Neidjie, Gagudju Elder, Kakadu.

 

 

« If you respect the land,
then you will feel the land.
Your experience will be one that you
cannot get anywhere else in the world. »

Brian Baruwei – Wurrkbarbar clan.Aboriginal traditional owner.

 

Le Top End…le territoire du nord

 

 Darwin

Darwin, l’orientale…Darwin, la survivante…

A l’origine, Darwin  était un avant-poste militaire qui était censé empêcher les Hollandais et les Français de coloniser cette partie du pays.

Lors de la deuxième guerre mondiale, elle servit de base pour les australiens et les américains et elle fut bombardée plus d’une soixantaine de fois par l’armée japonaise. Miraculée…

Mais, en 1974, la nuit de Noël ,le cyclone Tracy détruisit la ville, la rayant de la carte. Il fallut trois ans pour rebâtir la ville.

En bordure de la mer du Timor, Darwin est une porte ouverte sur l’Asie. Elle est d’ailleurs plus proches des îles indonésiennes que des grandes villes australiennes du Sud du pays. Cette ville de 130000 habitants est bien différente des autres grandes villes australiennes :Sa situation géographique aux portes de l’Asie, sa population composée de plus d’une cinquantaine d’ethnies, son billet d’entrée aux parcs nationaux du Top End et à la culture aborigène lui donnent une image de baroudeuse et d’insoumise. 

 

 

Nous avons donc quitté le Brisbane mercredi matin sous un soleil radieux et avec des températures frôlant les 25/26 °…pour atterrir 3h30 plus tard à Darwin sous un soleil de plomb avec près de 35/36° !

Les dix degrés de différences sont un peu pénibles à supporter .Mais nous avons lu que tous les jeudis pendant la saison sèche avait lieu le marché de Mindil beach de 17h à 22h et comme nous sommes le premier jeudi de la saison dîte sèche ,pas question de manquer ce rendez vous ! Sitôt sortis de l’avion,nous nous précipitons pour aller récupérer notre voiture de  location,puis petit passage dans notre backpakers pour attraper les clés de la chambre…Pas le temps de décharger,nous fonçons vers l’endroit indiqué sur ma liseuse.Sur le chemin,nous dépassons un grand nombre de personnes avec leurs chaises pliantes sous le bras et qui ,apparemment se dirigent tous vers le même endroit .Ce soir Mindil Beach is « the place to be ! »(l’endroit à ne pas manquer).

Au fur et à mesure que nous nous approchons du marché,le son des didgeridoos se fait entendre et l’excitation commence à nous gagner.L’endroit est bondé et un nombre incalculable d’échoppes(restauration et artisanat) se présentent à nous .Des roulottes brinquebalantes, accoudées les unes aux autre, proposent des mets si différents que l’on ne peut s’empêcher de sourire :Thaï,Japonais,Fish and Chips,Chinois,Italian,Mexicain,Crêpes,Crocodiles,Huîtres (on a hésité mais vu la température ,on a préféré s’abstenir)…Tout le monde y trouve son compte.La moiteur de l’air,le soleil couchant et le son du didgeridoo  nous plongent dans une ambiance très particulière…Les aborigènes commencent à danser et semblent entrer dans une transe venue d’une autre époque.Le soleil a presque disparu quand nous voyons des petits groupes de personnes se diriger vers la plage le long de laquelle est installée le marché. Eh beh nous aussi on veut voir ce qui se passe là-bas !!La plage se trouve derrière une dune de sable et lorsque nous arrivons en haut de celle-ci , un spectacle féérique s’offre à nous. La plage est recouverte de petits humains venus admirer ce que La planète a de plus beau à nous offrir : un magnifique coucher de soleil dont les couleurs sont si improbables que l’on pourrait croire qu’une peinture a été installée en toile de fond.

Nous quittons Mindil Beach le sourire aux lèvres.