Retour prévu le 23 mai à 6.40 …..

Nouvelle Calédonie

Bilan Nouvelle Calédonie

 

 

La Nouvelle Calédonie fut probablement la destination où nous avons eu la plus mauvaise météo. Mais quand on dit « mauvaise », il faut relativiser. On parle d’ondées avec des températures avoisinant les 25 °C…Ce qui peut en faire rêver plus d’un en France ! Mais il est vrai que cela nous a un peu freiné dans la découverte du pays car de simples ondées peuvent devenir problématiques là-bas.

Nous avons été très surpris par le côté encore très sauvage de l’île (mis à part Nouméa qui est une ville aux allures européennes) et par ses kilomètres carrés de terre inhabitée. Ici ,pas de tourisme de masse ! L’île est peu, voir pas du tout, tournée vers le tourisme car toute l’économie est centrée sur l’exploitation de nickel, principale ressource de ce Pays d’Outre Mer.

 La Nouvelle calédonie , dont la monnaie est le franc pacifique (1 € =120 francs pac.),est aussi un melting pot où vivent côte à côte mélanésiens(kanak),calédoniens(caldoches),métros(zoreilles),polynésiens,asiatiques.On se sent parfois étrangers ,même avec un passeport français ! C’est un des endroits qui nous a le plus surpris, par son mode de vie et ses us et coutumes. Nous avions en arrivant ici l’ image d’une île, touristique, aux plages paradisiaques, nous avons également  découvert une île toute en contraste. Il y a Nouméa, et il y a le reste de l’île, avec son Histoire récente, encore douloureuse, et des habitants apprenant, bon gré mal gré à vivre  les uns avec les autres.

 Une terre française perdue au bout du monde, un lien particulier avec les Etats-unis qui leur ont apporté infrastructures et mode de vie lors de la seconde guerre mondiale et qui aujourd’hui a adopté l’australian way of life … Une vraie surprise !

Nouméa

 

Nos derniers jours sur Nouméa nous permettent de rejoindre à nouveau le sud et d’aller visiter le parc de la rivière bleue où se trouve l’emblème de la Nouvelle Calédonie:Le Cagou.Cet oiseau fait partie du cercle très fermé des oiseaux qui ne volent pas et comme le kiwi, il est aujourd’hui menacé.Maëlla rêve d’en voir un mais malheureusement,nous n’aurons pas cette chance !Dommage !Nous aurons quand même fait une belle balade!

 Nous profitons de quelques rayons de soleil  pour partir sur l’îlot canard qui se trouve face à l’anse vata.Un sentier pédagogique permettant d’observer corail et faune marine est organisé.Encore de magnifiques fonds marins à découvrir !

De retour sur Bourail

 

Nous avons décidé de revenir sur Bourail afin de finir de visiter les alentours tels que la plage de Poé,la baie des tortues…Cette escale nous permet de passer une demi journée sur l’île verte où nous serons seuls au monde (enfin presque puisque nous partons avec une maman et ses deux enfants Noë et Romane).L’île verte est située sur une réserve marine ce qui nous permet d’observer une multitude de magnifiques poissons(poissons perroquets;poissons clowns…) et même des tricots rayés(jolis serpents calédoniens) qui font le va et vient entre la plage et la mer où ils vont pêcher.

 

Ce joli serpent a un venin 10 fois plus puissant qu’un cobra et on le trouve très souvent sur les îlots.Dans la mer,ils chassent les murènes puis viennent se reposer sur le sable ou les rochers.Ils sont assez peureux mais pourtant très curieux et on peut les voir se promener juste devant nos pieds.

Les filles vont avoir la chance d’en voir dans l’eau mais aussi sur le sable !

Cette sortie en mer nous permet de mieux connaitre l’Environnement calédonien grâce à Manu qui est une vraie source d’informations.Ils nous parlent des tortues de mer,de la situation des lagons calédoniens,des conditions climatiques …plein de choses très intéressantes.

Nous allons désormais nous installer sur Nouméa pour nos derniers jours sur le caillou

Hienghène

 

Nous décidons de partir de bonne heure de Poingam pour être certains d’arriver chez Ida avant la tombée de la nuit. Nous sommes très chanceux car la journée s’avère merveilleuse et nous découvrons une toute autre partie de l’île. L’Est de l’île est principalement habité par les tribus kanaks ce qui nous transporte dans un univers qui nous est peu familier, à savoir celui des us et coutumes mélanésiennes.

On nous avait prévenus que la route allant de Pouébo à Hienghène était magnifique mais le mot est bien faible pour décrire la beauté des lieux ! Elle mérite de faire partie des plus belles routes du monde car les paysages y sont splendides: la chaîne montagneuse se dresse face au lagon, des cascades dévalent dans la forêt tropicale, les cases kanak sont parsemées dans des jardins fabuleux…Les gens vous saluent de la main lors de votre passage et on peut découvrir des produits artisanaux mélanésiens (bois, pierre savon) disposés sur des étals au bord de la route.

 

Arrivés à Hienghène, nous prenons une piste devant nous mener à la tribu de Bas Coulna mais Sébastien Loeb n’a pas un très bon co-pilote et nous passerons par quelques tribus avant d’arriver à celle d’Ida. Ida et Abel reçoivent les personnes qui souhaitent séjourner en tribu et leur font découvrir leurs activités comme la pêche à la crevette, le tressage ou des randonnées pédestres …Nous avions hâte de les rencontrer afin de partager leur quotidien mais Ida nous annonce une mauvaise nouvelle à notre arrivée.Un membre de la tribu vient de décéder et nous n’allons pas pouvoir rester les prochains jours.Nous passons tout de même la soirée avec Ida qui nous fait partager son univers et sa famille.

 

 

En direction du Nord

Nous partons vers Bourail où nous devons passer une nuit avant de continuer vers l’extrême nord de l’île.En fait,nous aurions souhaité passer quelques jours sur Bourail mais nous avons eu quelques difficultés à réserver nos hébergements car nous n’avions pas réalisé que La Nouvelle Calédonie possédait peu de structures ce qui oblige à réserver un peu à l’avance !Nous avons donc eu quelques angoisses en lisant toutes les réponses négatives des structures hôtelières et nous avons finalement organisé notre séjour suivant les disponibilités des uns et des autres.

Lors de notre passage sur Bourail, nous avons visité la roche percée ainsi que « son » bonhomme mais le temps est toujours à la pluie ce qui gâche les promenades.

 

Nous partons dès le lendemain en direction de Poum et plus précisément de Poingam, le bout du bout de la Grande Terre !Le dernier tronçon avant d’arriver au relais de Poingam se révèle être de la piste (environ 20Km) et Franck doit s’improviser Sébastien Loeb pour nous mener à bon port. Il a bien plu ces derniers jours ce qui fait que la voiture patine beaucoup et part d’un côté sur l’autre comme si nous roulions sur du verglas ! Nous arrivons enfin au relais de Poingam,petit paradis perdu tenu par Josy et Jean. Première chose à faire ici : se barbouiller d’anti moustique car comme le dit si bien Patrick Timsit : ici les moustiques, ils ne  vous piquent pas…Ils  vous empâlent !

Les calédoniens nous ont aussi averti qu’il y avait une épidémie de dengue sur l’île avec un nombre record de cas depuis quelques mois. Mais le moustique calédonien est futé et vorace ,et malgrè la lotion, la moustiquaire,le serpentin à brûler et la prise anti moustique, celui-ci parvient à nous vider de notre sang !

Notre bungalow se trouve… à dix mètres de la mer ! Les pieds dans l’eau ! Mais la météo n’est vraiment pas avec nous et nous connaissons des pluies diluviennes nous forçant à rester à l’intérieur.

Nous profitons donc surtout de la table d’hôte (les plats y sont succulents) ce qui nous permet aussi de faire des rencontres comme celle de Raymond et Nicole, installés sur le caillou depuis quelques années. Dégustation de cuissot de cerf, de bossu…plein de choses délicieuses à déguster entre amis !

Un grand merci à Josy et à toute son équipe !

La pluie tombe toujours ce qui devient préoccupant pour la suite de notre voyage car nous devons désormais rejoindre l’est de l’île ,notamment Hienghène afin d’aller à la rencontre d’Ida et Abel qui font parti de la tribu de Bas Coulna.Mais pour y accéder,mieux vaut un 4×4 en temps de pluie car notre petite clio risque de ne pas pouvoir passer les gués et surtout de s’embourber sur les pistes.Nous suivons donc la météo de près…

Premiers pas en Nouvelle-Calédonie

 

Après une nuit passée à Brisbane,nous décollons pour la Nouvelle Calédonie.Les filles sont ravies de faire une pause « française » et elles se font une grande joie de saluer toutes les personnes qu’elles rencontrent.Cela nous rappelle un peu notre arrivée en Martinique et ce ne sont que de bons souvenirs qui ressurgissent…

Mais avant tout,parlons du vol avec Qantas car il mérite bien quelques lignes !Nous n’avons que 2h de vol mais les services à bord sont très bons.A peine installés,l’hôtesse apporte deux pochettes coloriage pour les filles ainsi que des casques(ceux qui ne font pas mal aux oreilles) afin d’écouter de la musique.Deux bons points au compteur !Il ne reste plus qu’à satisfaire l’estomac de mademoiselle Maëlla et la compagnie décochera sa troisième étoile ! Ce sera chose faite quelques minutes plus tard !

A l’aéroport,une fois les formalités remplies,nous sautons dans la navette qui nous attend et nous voici en route vers notre premier gite dont le nom ne pouvait être qu’un signe : « Tour du monde » ! Nous sommes accueillis par Dan et Jean-Claude, propriétaires de ce très joli gîte (et table d’hôte) mais aussi globe trotters avec pas mal de kilomètres au compteur. Notre court séjour nous permet de faire la connaissance de voyageurs tels que Sébastien (qui arrive de Côte d’ Ivoire), d’un couple franco-britannique vivant sur Sydney ou même d’un couple d’Alsacien en vacances en Nouvelle Calédonie. Les échanges autour de la table sont enrichissants et nos hôtes nous éclairent sur l’histoire de leur pays et de ses coutumes.

 

Le gîte se trouve tout près de Nouméa ce qui nous permet de visiter la ville et ses plages telles que l’Anse Vata et la célèbre baie des citrons. Nous profitons de la proximité avec le Sud de l’île pour partir découvrir cette partie du pays. Nous prenons la route en direction de Prony et cette balade nous emmène sur des sentiers à mille lieux de toute civilisation ! Sur cette route sinueuse se suivent gués et nids de poule ce qui donne l’impression aux filles de vivre une réelle aventure ! Nous atteignons le village de Prony où se trouve un ancien bagne et nous en profitons pour faire une courte ballade dans cette nature indemne,mais une petite pluie nous rattrape nous obligeant à battre en retraite. Notre passage sur le Caillou (surnom de la Nouvelle-Calédonie) nous permet de ressortir nos masques et tubas pour le plus grand bonheur des filles.Mais même s’il fait très chaud depuis notre arrivée, le temps est un peu maussade et nous essuyons quelques pluies tropicales.

Pour notre périple en Nouvelle-Calédonie, nous avons décidé de faire le tour de la grande terre. Nous aurions aimé visiter l’île des pins mais faute de temps, nous sommes obligés de la rayer de notre liste. Nous remontons donc vers le nord de l’île avec un arrêt à Bourail.